Les effets des changements climatiques sur l'ozone et impact sur les allergies respiratoires


L’ozone (O3) est un gaz qui peut se former et réagir sous l’action de la lumière et qui est présent dans deux couches de l’atmosphère. Dans la strate la plus haute de l’atmosphère, l’ozone forme une couche qui protège la Terre des rayons ultraviolets. Cependant, au niveau du sol, l’ozone de la basse atmosphère est considéré comme l’un des principaux polluants de l’air.

L’ozone de la basse atmosphère est formé à partir d’autres polluants et peut réagir avec d’autres substances, dans les deux cas sous l’action de la lumière. Les concentrations sont souvent basses dans les centres urbains et plus élevées dans les zones périphériques et rurales environnantes, plus particulièrement lors des jours ensoleillés d’été. Toutefois, l’ozone peut être transporté dans l’air sur de longues distances et au-delà des frontières.

Contrairement à d’autres polluants de l’air, les niveaux d’ozone ont tendance à être plus bas dans les zones urbaines polluées. Cela est dû au fait que l’ozone disparaît lorsqu’il réagit avec d’autres polluants, comme le monoxyde d’azote (NO).

L'ozone accroît la susceptibilité aux allergènes

Il est établi que l’exposition à court terme à des pics d’ozone peut avoir une incidence sur les poumons, les voies respiratoires et les yeux. Elle peut également accroître la susceptibilité d’une personne aux allergènes qu’elle respire. L’exposition à long terme à des concentrations d’ozone relativement faibles peut diminuer la fonction pulmonaire. Les jours de taux d’ozone élevé, les sujets asthmatiques augmentent leur consommation de médicament.[1] [2][3]

La présence d’autres polluants de l’air, surtout de particules en suspension, peut augmenter ou modifier les effets de l’ozone et vice versa.

L’ozone altère les muqueuses respiratoires et augmente leur perméabilité, ce qui engendre une réaction allergique à des concentrations de pollen plus faibles. La pollution de l’air peut aussi démultiplier le potentiel allergisant des grains de pollen en agissant directement sur eux. Comment ? Lorsque ces derniers entrent en contact avec un polluant, ils se déforment et finissent par se casser en libérant des petits fragments de pollen (les allergènes) qui se dispersent dans l’air. Etant plus petits que les grains de pollen, ils peuvent pénétrer plus facilement et profondément dans l’appareil respiratoire.[4]

 

Etant donné que les jours où les niveaux d’ozone sont moyennement élevés sont beaucoup plus fréquents que les jours de « pics » d’ozone, on s’attend à ce que leur impact global sur la santé publique soit supérieur.

Le réchauffement climatique augmentera les taux d'ozone de la basse atmosphère

Les incendies de forêts secondairement induits par le drainage et le réchauffement climatique sont des facteurs d'augmentation du taux d'ozone troposphérique.

Source : wikipedia.org

Le réchauffement climatique devrait accroître la formation et la concentration d'ozone. De plus, des températures plus élevées entraînent une stagnation de l'air, conduisant l'ozone à rester plus longtemps au même endroit et augmentent par conséquent l'exposition humaine et l'impact sur la santé.

Source : notre-planete.info



[1] Report on a WHO working group january 2003 p. 30 à 45- Health aspect of air pollution with particulate matter, ozone an nitrogen dioxide http://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0005/112199/E79097.pdf

[2] R Jörres, D Nowak, and H Magnussen "The effect of ozone exposure on allergen responsiveness in subjects with asthma or rhinitis." American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, Vol. 153, No. 1 (1996), pp. 56-64.

doi: 10.1164/ajrccm.153.1.8542163

[3] J Asthma. Author manuscript; available in PMC Oct 1, 2010.

Published in final edited form as: J Asthma. Oct 2009; 46(8): 777–785. (voir http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19863280)

[4]