Etudes de référence et avis d'experts


Changements climatiques et allergies : Quels liens, quels impacts ?

Les changements climatiques ont impacté et impacteront encore dans les décennies à venir la prévalence des allergies respiratoires en modifiant l’exposome (exposition cumulée des populations aux facteurs allergisants ou sensibilisants). Depuis une dizaine d’années de nombreuses études cliniques et articles scientifiques ont été publiés dans ce sens. En savoir plus

 

En 2014, la publication du 5è rapport du GIEC sur le changement climatique, la parution de l’étude sur les effets du changement climatique du JAMA (Journal of American Medical Association)[1] qui analyse le recoupement de 56 articles scientifiques et 13 modèles climatiques et, en France, du rapport de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail) ont donné lieu à de nombreux articles dans les médias grand public mettant en avant le lien entre changement climatique et augmentation des allergies respiratoires. (Articles ci-dessous)

 

Les principales causes environnementales des allergies respiratoires

Les allergies au pollen auraient triplé ces 20 dernières années. Elles touchent aujourd’hui 7 % des 6-7 ans, 18 % à 20 % des 9-14 ans et plus de 30% des adultes. S'il existe des prédispositions génétiques, l’allergie peut aussi concerner n’importe qui pour peu qu’il ait subi une exposition suffisamment intense et prolongée1.   

1- [1] Etat des connaissances sur l’impact sanitaire lié à l’exposition de la population générale aux pollens présents dans l’air ambiant - Avis de l’Anses - Rapport d’expertise collective – Janvier 2014 : https://www.anses.fr/fr/documents/AIR2011sa0151Ra

Certaines causes environnementales majeures des allergies ou maladies chroniques respiratoires sont maintenant scientifiquement bien identifiées.

Les principales causes relatives à l’air extérieur

  • Pollens - Les pollens responsables d'allergies respiratoires proviennent de 3 catégories :
    • arbres
    • graminées
    • herbacées
  • Animaux
  • Moisissures (qui sont des champignons microscopiques présents dans l’environnement humide et qui se répandent sur tous les supports)
  • Ozone (03)
  • Dioxyde d’azote (NO2)
  • Particules (PM : diesel, fumées, …) autres que pollens
  • Pesticides

 

Les principales causes relatives à l’air intérieur (que nous ne développerons pas ici) : Acariens, Moisissures, Poils d’animaux, Pollutions : particules en suspension (fumées, …), COV (composés organiques volatils).

L’impact de chacune de ces causes (allergènes, facteurs sensibilisants /prédisposants ou aggravants) a fait l’objet d’études scientifiques et cliniques dans de nombreux pays par des équipes de pneumologues, allergologues qui continuent à récolter des données dont certaines font référence. (Voir réf.)

 

Constats scientifiques relatifs aux allergènes, facteurs sensibilisants /prédisposants ou aggravants combinés de l’air extérieur que sont l’Ozone, le NO2, les particules en suspensions et les pesticides : cliquer sur l'allergène choisi.


Des interactions qui complexifient l'analyse…

La pollution de l’air peut aussi démultiplier le potentiel allergisant des grains de pollen en agissant directement sur eux. Comment ? Lorsque ces derniers entrent en contact avec un polluant, ils se déforment et finissent par se casser en libérant des petits fragments de pollen (les allergènes) qui se dispersent dans l’air. Etant plus petits que les grains de pollen, ils peuvent pénétrer plus facilement et profondément dans l’appareil respiratoire. 

Source : rapport ANSES 2014


Articles correspondants